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Cette page vise à répondre aux questions les plus souvent posées sur le projet de réforme « UDG » avant le référendum du 19 au 26 juin. Elle sera complétée au fur et à mesure.


Updated on 12 June 2021

Généralités


Qu’est-ce que la réforme des UDG ?

Il s’agit d’un projet de modification en profondeur du fonctionnement du système de thurnage. Autrement dit, si la réforme était adoptée, alors la façon dont les chambres de l’internat de l’École sont attribuées chaque année serait changée.

Quand entrerait-elle en vigueur ?

Si elle est adoptée, à partir du thurnage général 2022. Autrement dit, l’année 2021–2022 se déroulerait sans modification. Elles prendraient effet pour l’attribution des thurnes pour l’année 2022–2023 (un an de transition).

Pourquoi vouloir réformer ce système ?

Plusieurs arguments sont à l’origine des réflexions qui ont mené à cette réforme :

  1. La complexité et le manque de transparence, du point de vue des normalien·ne·s. Le problème fondamental du système actuellement en vigueur est qu’un joker ne représente pas la même chose selon l’année. Certaines années par exemple, contre toute attente, un joker n’a pas suffi à se loger après la conscritude. Faire ses prévisions pour participer au TG est donc un exercice difficile. Tout le monde ne bénéficie pas du même niveau d’informations.
  2. L’inadaptation du système aux nouveaux enjeux. Il n’était pas grave de ne pas bien savoir ce que l’on obtiendrait lorsque le TG ne servait qu’à déterminer qui aurait le Carré et qui irait à Montrouge. Mais le nombre de personnes inscrites au thurnage a augmenté (ouverture des internats aux étudiants en 2016, en particulier). Le thurnage doit maintenant gérer la pénurie, et non plus l’abondance.
  3. L’instabilité des règles. Le TG a été modifié presque chaque année depuis l’intégration des étudiants en 2016. Des modifications si fréquentes témoignent d’un problème plus profond à résoudre.
  4. L’inégalité entre les élèves et étudiants qui existait jusqu’en 2021. Avec la modification votée en avril 2021, le système actuel est devenu égalitaire, mais ajouter de nombreux jokers en circulation d’un coup ne peut qu’aggraver les déséquilibres.

Ces raisons sont détaillées dans le rapport du groupe de travail sur la réforme du thurnage de février 2021.

Quelle est l’alternative ?

Si la réforme des UDG est rejetée alors le système actuel sera maintenu.

L’une des options soumises au vote propose en cas de rejet, pour améliorer l’information des normalien·ne·s, que la DG publie chaque année avant le TG un bulletin d’information aidant à faire des prévisions.

Updated on 12 June 2021

Cœur du fonctionnement du système proposé


Comment est-ce que je m’inscris au thurnage ?

Comme dans le système actuel, en effectuant une mise (aujourd’hui, en jokers), puis en faisant des vœux.

En revanche, la mise ne serait plus faite en jokers. Deux quantités indépendantes seraient misées :

  • Des unités DG (UDG, qui donnent leur nom à la réforme). Ces unités représenteraient les chances d’obtenir un logement. Avec 1 UDG, une thurne serait garantie dès le soir du TG. Avec moins d’1 UDG, la mise représenterait la chance que l’on a, en moyenne, d’être logé·e. Par exemple, avec 0.6 UDG, les chances d’obtenir une thurne seraient de 60 %.
  • Des atouts. Ces unités ne serviraient que si une thurne est obtenue. Les normalien·ne·s obtenant une thurne seraient classé·e·s par nombre d’atouts pour l’ordre du choix de leur thurne. Un atout n’augmenterait donc pas les chances d’avoir une thurne, mais permettrait d’en obtenir une meilleure.

À l’inscription, un·e normalien·ne devrait donc choisir combien d’UDG il ou elle dépense, combien d’atouts il ou elle dépense, et faire ses vœux.

Et derrière, comment est-ce que le thurnage général fonctionne ?

Concrètement, une fois que chacun·e est inscrit·e au TG et a fait ses mises et ses vœux, l’ordre d’appel est déterminé en deux étapes.

  • La première consiste à établir une « liste de thurnabilité ». Il s’agit des personnes qui pourront prétendre à une thurne dès le soir du thurnage, même s’il n’y a pas de désistements. Pour cela :
    • On place en tête les personnes ayant dépensé 1 UDG ou plus, départagées départagées par tirage au sort. Elles forment la « catégorie or ».
    • On place à la fin les personnes ayant dépensé 0 UDG, départagées par tirage au sort. Elles forment la « catégorie chocolat ».
    • Entre les deux, on place deux catégories, la catégorie « argent » et la catégorie « bronze ». Le fait d’être placé·e en catégorie argent ou bronze est aléatoire, mais par définition, la mise représente la probabilité d’être en catégorie argent. Par exemple, une personne dépensant 0.7 UDG aura exactement 70 % d’être en argent, et 30 % d’être en bronze. Au sein d’une même catégorie, le classement est fait en fonction de la mise, puis les égalités sont départagées par tirage au sort.
    • Enfin, on prend les personnes les mieux classées dans le tirage pour former cette « liste de thurnabilité ».
  • Dans la deuxième étape, les personnes qui étaient sur cette liste sont classées par leur nombre d’atouts pour déterminer l’ordre du choix de la thurne.

Enfin, s’il y a des désistements le soir du TG ou pendant l’été, les personnes qui étaient les mieux classées mais n’étaient pas sur la liste de thurnabilité sont rappelées. Leurs atouts ne leur servent à rien puisqu’elles n’ont de toute façon pas le choix de leur thurne.

Qu’est-ce que c’est que cette histoire d’« inflation » ou de « mise à jour » ?

Le nombre de thurnes et la taille des promos varient au cours du temps. Parfois, des couloirs de thurnes ferment ou rouvrent.

Pour en tenir compte, le nombre d’UDG dont dispose chaque personne est mis à jour avant l’ouverture des inscriptions au TG. Par exemple, si une année, le nombre de thurnes augmente de 20 %, alors tout le monde verra son nombre d’UDG augmenter de 20 %. S’il diminue d’un tiers, tout le monde verra son nombre d’UDG diminuer d’un tiers.

Cela est nécessaire pour que le système fonctionne. Et c’est logique : si l’on souhaite qu’1 UDG représente toujours les mêmes chances d’avoir une thurne, alors il faut que le nombre d’UDG varie chaque année.

Quelles sont les mises possibles ? Peut-on utiliser des demi-atouts ?

  • Pour la mise en atouts, on ne peut dépenser qu’un nombre entier. Donc 0, 1, 2… selon le nombre d’atouts qu’il reste.
  • Pour la mise en UDG, il n’est autorisé que de dépenser 0, 0.1, 0.2, 0.3… 0.9, 1, ou bien tout ce que l’on a.

Cela n’aurait pas de sens, pour la mise en atouts, d’autoriser des fractions, puisqu’il n’y a pas de système de catégorie comme pour les UDG. Les enjeux sont beaucoup plus faibles, puisqu’elle ne détermine pas l’obtention d’une thurne ou non.

Pour la mise en UDG, il a été choisi de ne pas autoriser des mises plus fines que les dixièmes (par exemple au centième), afin de ne pas favoriser de comportement spéculatif et de ne pas compliquer excessivement les choix à faire. Dans la mesure où la coïncidence entre la mise et la probabilité d’avoir une thurne est imparfaite, cela n’aurait pas de sens d’autoriser d’être excessivement précis.

Est-ce que je récupère mes UDG et mes atouts si je n’obtiens pas de thurne ? Si je me désiste ?

Parce que les UDG représentent un droit à une thurne, elles ne sont décomptées que si vous n’en prenez pas. Si vous n’obtenez pas de thurne au thurnage, ou si vous vous désistez (avant la date limite), toutes les UDG mises en jeu sont restituées.

Au contraire, parce que les atouts sont là pour vous donner des capacités de choix, vous les perdez dès que vous avez eu le choix. Ainsi, si vous êtes sur la liste de thurnabilité, et donc dans le classement d’appel avant désistements, vous atouts sont décomptés, y compris si vous refusez votre thurne. En revanche, si vous n’êtes pas sur cette liste, vous choisissez nécessairement votre thurne parmi les derniers et vos atouts n’ont servi à rien : ils vous sont donc restitués.

Updated on 12 June 2021

Fiabilité du système et principales critiques


Tout cela a l’air bien compliqué ! Est-ce vraiment utile ?

Certes, dans l’ensemble, la méthode d’établissement du classement est plus compliquée que dans le système actuel puisqu’il y a une étape supplémentaire (le classement de thurnabilité).

Cependant, cela permet d’arriver à un système qui est plus lisible du point de vue individuel, puisque chacun·e sait précisément ce que représentent ses UDG. En particulier, la garantie 1 UDG = une thurne assurée est toujours valable. La complexité est donc déplacée de l’individu vers le système.

Comment être sûr·e que la garantie tient toujours ? Tou·te·s les normalien·ne·s pourraient très bien dépenser 1 UDG la même année, non ?

Formellement, on pourrait imaginer des scénarios catastrophes dans lesquels tout le monde joue 1 UDG, et se dire que la garantie ne serait pas tenue. Cela revient au problème, bien connu, de la surréservation : on donne plus de garantie qu’on est capable d’en honorer. Cependant :

  • Grâce au mécanisme de mise à jour du nombre d’UDG, le nombre de personnes qui peuvent dépenser 1 UDG est plus faible quand il y a moins de thurnes. Les années de forte pénurie, personne ne dispose d’1 UDG.
  • D’après les observations faites les années précédentes et les simulations réalisées, le nombre de personnes qui jouent de façon à avoir un logement garanti est assez faible. Sur l’ensemble des normalien·ne·s, il est donc mathématiquement improbable d’observer de telles « paniques ».
  • Toujours dans les simulations, on observe toujours une marge importante entre le nombre de personnes thurnables et le nombre de personnes de la « catégorie or » (qui ont joué 1 UDG). Ce document présente les résultats observés et leur interprétation.

En fait, l’existence d’une surréservation n’est pas quelque chose de neuf. Lorsque la DG thurne les conscrits chaque année, elle surréserve aussi l’internat (sinon, elle proposerait beaucoup moins de thurnes au TG). Et bien sûr, si tout le monde dépensait 3J d’un coup dans le système actuel, tout le monde ne serait pas thurné non plus.

Est-ce que la mise en UDG correspond exactement aux chances d’avoir une thurne ?

Si la mise est égale à 1 UDG, alors oui, on a bien 100 % de chances d’avoir une thurne. Tout le système repose là-dessus.

Si la mise est inférieure, alors pas exactement, mais c’est une bonne approximation.

Par définition, la mise en UDG correspond exactement à la probabilité d’être en catégorie argent (plutôt que bronze). De plus, on peut démontrer qu’en moyenne, le nombre d’UDG dont on dispose correspond au nombre d’années de logement auquel on peut prétendre (au sens de l’espérance mathématique). Et bien entendu, plus on dépense d’UDG, plus on a de chances d’avoir une thurne.

Au niveau individuel, le seul moyen de savoir si la mise correspond exactement à la probabilité d’être logé·e est de répéter un grand nombre de fois le thurnage dans les mêmes conditions pour étudier l’effet du hasard. C’est ce qui a été fait après le thurnage blanc, puis sur des simulations sur 190 thurnages différents. On constate que pour la majorité des personnes, la probabilité de logement et la mise coïncident exactement. D’ailleurs, la liste de thurnabilité correspond le plus souvent aux catégories or + argent, à quelques personnes près. En revanche, à cause d’effets de seuil qui ne peuvent être prévus avant le TG, il peut y avoir des différences pour certaines personnes, dans le bon sens ou dans le mauvais.

Cela étant, partir du principe que la mise représente la probabilité d’être thurné·e est pertinent pour décider de ce que l’on dépense au TG, et plus généralement du risque que l’on est prêt·e à prendre.

Avec le système par catégories, une personne qui a dépensé plus d’UDG que moi peut me passer devant. Est-ce bien juste ?

En effet, cela peut arriver. Par exemple, si Alice dépense 0.4 UDG et Bob dépense 0.5, alors il est possible qu’Alice soit en catégorie argent (40 % de chances) mais que Bob ne soit qu’en bronze (50 % de chances). Il y a donc 40 % de chances qu’Alice « double » Bob.

Cela peut paraître surprenant par rapport au système actuel, puisque l’on a l’habitude que le nombre de jokers misés nous place par rapport aux autres. Mais le système des UDG ne repose pas sur cette idée. Pour comprendre cette situation, il faut avoir une approche individuelle. Alice avait une certaine probabilité d’avoir une thurne, Bob une probabilité plus élevée. Mais ce n’est pas parce qu’Alice a eu de la chance que Bob doit aussi en avoir.

Par contre, il y a plusieurs intérêts à cela :

  • Les UDG dépensées représentent bien l’espoir d’avoir une thurne. Ce ne serait pas le cas sans ce système d’affectation aléatoire.
  • Le système évite d’être trop sensible à des micro-variations. Si Charlie a 0.01 UDG de plus que Delphine parce que la taille de l’internat a un tout petit peu varié, elle ne sera pas forcément derrière. En particulier, on évite qu’une promo toute entière puisse en « doubler » une autre à cause de variations infimes.
  • Le système est robuste à la spéculation. Sans cela, il serait tentant d’essayer d’estimer où se situe la « barre de thurnabilité ». Au lieu de cela, toute personne dépensant strictement moins de 1 UDG sait qu’elle a des chances de passer derrière toute la catégorie argent.

Notons tout de même que l’ordre est le plus souvent conservé : entre deux normalien·ne·s, la probabilité que celui ou celle qui a misé le plus soit derrière ne peut jamais être de plus de 1/4.

Cela fait quand même beaucoup de hasard, non ?

En effet, la part de hasard est importante. Surtout, le hasard est traité au niveau individuel (assignation aléatoire à la catégorie or ou argent) et non plus collectif. Mais le hasard est bien quantifié : on sait précisément quel niveau de risque est pris au moment de s’inscrire au TG.

Au contraire, dans le système actuel, l’aléa n’affectera pas forcément la même catégorie, dans les mêmes proportions. Certaines années, le thurnage s’arrête au milieu de la catégorie 1J.1AL, parfois 1J.0AL, parfois 0J.0AL… et donc le départage aléatoire n’affecte donc pas les mêmes personnes. Le thurnage peut s’arrêter au milieu d’une catégorie de très grande taille (la 1J.0AL peut réunir 150 personnes), et le choix des personnes thurnées dans cette catégorie revient donc à un tirage au sort.

Le système UDG rend donc plus visible la part de hasard du système et permet de la mesurer. Et il laisse la possibilité d’échapper à tout aléa pour :

  • Les personnes dépensant 1 UDG, ce qui est possible environ une fois par scolarité.
  • Les personnes bénéficiant d’une garantie de logement (étudiant·e·s boursier·e·s et SI).

Avec le système actuel, j’ai une super stratégie qui me garantit d’être logé·e deux ans à tous les coups. Pourquoi est-ce que ce n’est pas possible avec les UDG ?

C’est une erreur de croire que ce genre de martingale fonctionne ! Il est par exemple tentant de se dire : « si j’avais joué 1 J en conscritude, puis 2 J l’année suivante, alors j’étais forcément thurné·e deux ans ! ».

Mais ce raisonnement valable pour le passé ne l’est pas pour l’avenir. En réalité, 1J ne garantit pas toujours l’obtention d’une thurne pour un·e conscrit·e, et ce devrait d’autant moins être le cas à l’avenir que les étudiant·e·s peuvent désormais aussi tenter cette stratégie.

Le nombre de thurnes disponibles rend impossible de loger tou·te·s les normalien·ne·s deux ans en plus de la conscritude. Déjà en l’état, cette martingale ne fonctionne pas à tous les coups. Si elle était utilisée par tou·te·s, alors elle ne pourrait pas fonctionner. Et peut-on dire que le thurnage est équitable s’il faut avoir le temps et l’énergie d’éplucher les archives du thurnage pour savoir quoi miser ?

Pourquoi n’avoir pas inclus de critères géographiques ou sociaux au système proposé ?

L’AG du 7 novembre a été très largement consacrée à l’élaboration du cahier des charges, et a éliminé la prise en compte de critères géographiques ou sociaux. Les trois raisons les plus fréquemment avancées sont :

  1. Il n’existe pas de sources de données fiables à ce sujet. En particulier, des critères géographiques ou de revenus sont facilement falsifiables ou optimisables. La DG et l’administration de l’école n’ont ni le droit, ni les compétences pour vérifier les données déclarées.
  2. L’ÉNS mène déjà une politique sociale dans le thurnage, en garantissant un logement aux personnes boursières au sens du CROUS. Ce critère inclut donc une dimension à la fois sociale et géographique.
  3. La direction de l’École estime qu’il n’entrerait pas dans les missions de l’école d’élargir cette politique sociale au-delà des bénéficiaires des bourses CROUS. Elle estime que c’est cet organisme qui est compétent pour définir les critères sociaux. Les DG 2019 et 2020 avaient suggéré que la direction puisse accorder des garanties de logement à d’autres personnes sur le fondement de critères plus larges que ceux retenus par le CROUS, mais cette proposition a été refusée.

Pourquoi n’avoir pas inclus les mastériens au système proposé ?

La question du logement des mastériens (personnes suivant une partie de leur scolarité à l’ÉNS sans préparer le diplôme, et qui ne sont donc pas considérées comme normaliennes) n’a pas fait partie du champ de la réforme proposée. L’ouverture des internats aux mastériens est, à l’heure actuelle, refusée par la direction de l’école.

Le système proposé est cependant compatible avec une intégration des mastériens au thurnage. Dans cette hypothèse, ils pourraient, comme les normaliens, disposer d’UDG, d’atouts et de garanties de logement s’agissant des boursiers. Le nombre d’UDG disponible par personne serait réduit en conséquence, pour refléter l’évolution de la pression sur les internats.

Updated on 12 June 2021

Cas particuliers


Comment fonctionnent les thurnages partiels ?

Exactement comme les thurnages généraux. Toute la machinerie mise en place pour le TG est moins utile pour les TP, mais il nous a paru préférable de ne pas compliquer le système en créant un fonctionnement différent.

Pourra-t-on toujours se thurner en paires ou en trios ?

Oui. Comme dans le système actuel, il faudra que chacun·e puisse obtenir une thurne individuellement. Puis deux ou trois personnes qui le souhaitent pourraient mettre en commun leurs atouts pour gagner en priorité dans le choix de la thurne, et ainsi prendre un appartement ou une plus grande chambre.

Comment est-ce que ça fonctionne pour les étudiant·e·s boursier·ère·s ? Et pour les élèves de la SI ?

Dans le système actuel, ces normalien·ne·s bénéficient d’une garantie de logement : on leur attribue une thurne quoi qu’il en soit s’ils décident de dépenser au moins un joker. Si un joker ne suffit pas pour avoir une thurne au TG, alors ils et elles en obtiennent une au cours d’une procédure non-publique. Mais en ne dépensant qu’un joker par an, il est généralement impossible de choisir sa thurne.

Dans la réforme UDG, ils et elles n’ont plus d’obligation de dépenser un nombre minimal d’UDG pour avoir une thurne. Dans tous les cas, une thurne leur est réservée dès l’inscription.

En revanche, les années où ils et elles décident de dépenser des UDG, le fait d’être sur la « liste de thurnabilité » leur permet de choisir leur thurne, ce qui n’est pas aujourd’hui. La condition de ces normalien·ne·s vis-à-vis du thurnage est donc améliorée.

Qu’est-ce que la « clause de redistribution » ? À quoi sert-elle ?

Certaines années difficiles (une partie de l’internat en travaux, par exemple), les normalien·ne·s ayant absolument besoin d’une thurne pourraient être contraints de dépenser toute les UDG dont ils disposent.

Mais si l’année suivante, l’internat rouvre, alors le mécanisme de mise à jour (augmentant le nombre d’UDG de tout·e·s les normalien·ne·s) les laisserait à 0 UDG. Elles payeraient donc extrêmement cher le fait d’avoir eu besoin de se thurner la mauvaise année.

Certaines personnes ont estimé que cette situation pouvait être injuste. La clause de redistribution est un mécanisme qui permet, lorsque de nouvelles UDG sont créées en cas d’augmentation du nombre de thurnes (après une réouverture), d’en faire bénéficier aussi les personnes restées à 0 UDG. Plus précisément, après mise à jour, une partie des UDG pourraient être mises en commun, puis redistribuées entre tou·te·s.

Cette clause ne serait pas mise en œuvre systématiquement. Elle ne pourrait l’être que sur autorisation de la DG et de l’AG, et à condition d’une augmentation brutale du nombre de thurnes (au moins 25 %). Les conscrit·e·s, qui n’auraient pas connu l’année de pénurie, ne seraient pas concerné·e·s par la redistribution : il s’agirait d’une redistribution purement intergénérationnelle.

Updated on 12 June 2021

Variantes


Qu’est-ce que le boost ? À quoi sert-il ?

Le boost est un dispositif qui autorise dans certaines situations un·e normalien·ne à obtenir une meilleure thurne en échange d’un abandon du thurnage pour l’avenir.

Si le boost était autorisé, alors :

  • Il faudrait avoir strictement plus de 1 UDG pour l’utiliser.
  • Il faudrait avoir toujours conservé toutes ses UDG pour l’utiliser (soit n’avoir jamais été inscrit·e à un thurnage, soit n’avoir eu des thurnes qu’avec 0 UDG).
  • L’utiliser permettrait d’obtenir un atout supplémentaire.
  • Toutes les UDG disponibles seraient perdues.
  • Il serait impossible de bénéficier de la clause de redistribution.
  • Pour les normalien·ne·s bénéficiant d’une garantie de logement, il serait impossible de faire valoir cette garantie à l’avenir.

Le boost ne pourrait être utilisé que si l’une des options A1 ou A2 l’emportait au référendum.

À quoi correspondent les variantes dans l’attribution des atouts ?

La DS a proposé deux modalités différentes de distribution des atouts :

  • « Au compte-goutte » (options A1 et A3). Un atout supplémentaire serait attribué pour chaque année, y compris pour la conscritude et en cas d’étalement de scolarité (CST ou césure pour prolonger sa scolarité). Autrement dit, chacun·e bénéficierait de deux atouts à son premier TG, puis un atout supplémentaire chaque année.
  • « En une seule fois » (options A2 et A4). Trois atouts seraient attribués avant le premier TG, de façon définitive.

Ces deux modalités correspondent à des approches différentes de ce qu’est l’équité. Il est important de rappeler que les atouts ne permettent pas d’obtenir une thurne, mais seulement de gagner en priorité de choix. En outre, la réforme de la scolarité prévoit maintenant que les étudiant·e·s normalien·ne·s peuvent obtenir trois césures, et donc avoir une scolarité aussi longue que celle des élèves.

J’avais entendu parler de plus de variantes que cela, est-ce normal ?

En effet, plusieurs questions étaient ouvertes et ont été refermées progressivement. Avant la dernière assemblée générale (9 juin), quatre options binaires étaient encore ouvertes. Sur proposition de la DS, l’AG a décidé de trancher deux de ces options. Il ne reste donc que deux variantes, soit quatre options possibles (numérotées A1 à A4).

La DS a-t-elle une préférence sur les variantes ? Pourquoi ?

Les membres de la délégation spéciale soutiennent la proposition A1, c’est-à-dire l’adoption des variantes :

  • Boost
  • Attribution des atouts « au compte-gouttes »

Ce point de vue est en partie motivé par des raisons techniques. L’adoption du boost permet ainsi d’encourager la sortie définitive de l’internat et donc de limiter le nombre d’UDG en circulation, et d’augmenter le nombre de catégories pour l’obtention d’une thurne et donc de réduire la part d’aléa. L’attribution des atouts au compte-gouttes présente également cet avantage, et peut inciter les conscrits à découvrir les possibilités de logement hors de l’ÉNS, ce qui limite aussi la pression sur l’internat. Par ailleurs, cette dernière option simplifie grandement la gestion de l’internat de Cachan pour les normaliens bénéficiant d’une garantie de logement.

En outre, d’un point de vue plus politique, les membres de la DS jugent cette proposition plus équitable.

Updated on 14 June 2021

Transition


Si la réforme est adoptée, comment se passera la transition ?

Les modalités de la transition ont été approuvées par l’AG le 9 juin 2021. Conformément à la proposition de la DS, un tableau de conversion a été retenu. En substance :

  • Le nombre de jokers restants est converti en atouts.
  • Le nombre d’UDG attribuées dépend du nombre de jokers restants et du nombre d’années de logement passées (critères pris en compte dans le système actuel pour établir le classement). Les personnes ayant conservé leurs trois jokers et n’ayant pas été logées auront le nombre maximal d’UDG. Chaque joker dépensé réduit d’un tiers le nombre d’UDG disponibles, et les années le logement modulent un peu ce nombre à la hausse ou à la baisse. Le tableau est le suivant :

Tableau transition UDG

Les années de logement (AL) sont celles prises en compte dans le système actuel, c’est-à-dire qu’elles ne sont décomptées que si la thurne a été prise avant octobre.

Le nombre d’UDG figurant dans le tableau serait celui avant la mise à jour préalable au TG 2022. Le nombre d’UDG disponibles pour le prochain TG dépendra donc du nombre de thurnes dont disposera la DG.

Si les atouts sont attribués au compte-gouttes, les vieux auront-ils des atouts supplémentaires ?

Oui, sauf en 2022. C’est logique pour tenir compte du fait que les personnes entrées en scolarité avant 2020 auront commencé avec trois jokers (y compris les étudiants et SI, qui ont reçu un joker supplémentaire en 2021), convertis en atouts, alors que la variante proposée attribue deux atouts en fin de première année.

Considérons cinq normaliens : Alice (promo 2019), Bob (promo 2020), Charlie (promo 2021), Delphine (promo 2022) et Éléonore (promo 2023). Alors le nombre maximal d’atouts disponibles aux TG (en supposant qu’aucun n’a été dépensé) sera le suivant :

  • 2022 : 3 pour Alice, 3 pour Bob, 2 pour Charlie
  • 2023 : 4 pour Alice, 4 pour Bob, 3 pour Charlie, 2 pour Delphine
  • 2024 : 5 pour Alice, 5 pour Bob, 4 pour Charlie, 3 pour Delphine, 2 pour Éléonore

Updated on 14 June 2021

Référendum et système de votes


Qu’est-ce que le vote de Condorcet ? Pourquoi l’avoir choisi ?

La méthode de Condorcet est une méthode de vote inventée au XVIIIe siècle. On considère qu’elle permet de mieux exprimer la volonté générale que les méthodes de vote traditionnellement utilisées (vote uninominal à deux tours comme pour l’élection du président de la République en France).

Les électeurs doivent ordonner les options qui leur sont proposées en fonction de leur préférence. Par la suite, on regarde, pour chaque paire de propositions, laquelle est préférée par la majorité des électeurs. Si une option emporte l’ensemble de ses « duels », alors cela signifie qu’elle l’emporterait dans un référendum à deux options contre n’importe quelle autre. C’est donc elle qui l’emporte.

Ce système présente beaucoup de bonnes propriétés attendues d’un système de vote. En particulier, elle a l’avantage de dissuader le vote utile : chaque électeur a intérêt à classer les options selon ce que sont ses préférences réelles.

La méthode de Condorcet est souvent utilisée pour les élections dans des structures associatives. Elle est systématiquement retenue pour les référendums de la DG depuis 2017.

Pour plus de détails, vous pouvez consulter la page Wikipédia consacrée à cette méthode.

Qu’est-ce que la méthode de Schulze ? Pourquoi l’avoir choisie ?

La méthode de Condorcet, malgré toutes ses qualités, ne permet pas forcément toujours d’arriver à un gagnant. C’est le célèbre paradoxe de Condorcet : même si chaque individu a des préférences cohérentes, ce n’est pas forcément le cas de la volonté générale.

Il peut donc arriver qu’aucune des propositions ne remporte tous les duels. À ce moment-là, la méthode de Schulze permet de trancher, sauf quand il y a des cas d’égalité stricte. Sans rentrer dans les détails techniques, la méthode favorisera, en cas de paradoxe de Condorcet, l’option qui perd certains de ses duels à la plus courte majorité. On peut interpréter ce choix comme simulant une situation de « révolutions », et où l’on regarde quelle option est la moins facilement renversée lors d’un « putsch » (voir par exemple cet article sur le site du CNRS Images des mathématiques).

La méthode de Schulze a été utilisée pour tous les référendums menés par la DG depuis 2017. Elle est aussi utilisée sur certains projets associatifs, par exemple pour la plupart des votes organisés sur Wikipédia.

À noter que sur tous les référendums organisés par la DG depuis 2017, il n’y a eu aucun paradoxe de Condorcet. En réalité, cette situation est assez rare.

Pour plus de détails, vous pouvez consulter la page Wikipédia consacrée à cette méthode.

Il y a plusieurs d’options très proches qui sont proposées. Cela ne risque-t-il pas d’en avantager certaines ?

Non. La méthode de Condorcet respecte le « critère de l’indépendance des clones ». Elle n’est pas sensible au fait que deux options proches soient proposées. Cela est logique : il n’y a aucun avantage tiré du classement absolu d’une proposition par un votant. La seule chose qui compte est l’ordre dans lequel les différentes propositions sont formulées.

Qui a codé la plateforme de votes ? Puis-je avoir confiance ?

La plateforme de votes utilisée, qui s’appelle Kadenios, a été codée par des membres du groupe de normaliens KDE (klub dev ENS). Le logiciel du vote est exécuté sur des serveurs internes à l’ÉNS. Son code source est public. En cas de contestation, plusieurs groupes de personnes indépendantes de la DG et de la DS (KDE, administrateurs systèmes de l’École) pourront fournir une expertise technique.

Le vote sera créé par la DG. Celle-ci sera chargée de contrôler la validité des bulletins. Le dépouillement sera ensuite fait automatiquement. Il sera vérifiable, c’est-à-dire que chacun pourra accéder aux bulletins originaux et refaire à la main l’ensemble des calculs permettant d’arriver au résultat.

Qui a le droit de vote ? Comment cela a-t-il été choisi ?

Le règlement intérieur de la DG prévoit explicitement que les référendums sont ouverts à tous les normaliens (élèves, étudiants et SI). Les personnes en CST ont le droit de vote, sauf s’il s’agit d’un CST sortant.

Ces règles sont appliquées systématiquement depuis le milieu des années 2000 environ.

Updated on 14 June 2021

Procédure suivie


Cela fait presque un an que l’on entend parler des UDG. Pourquoi est-ce aussi long ?

La réforme proposée est une réforme en profondeur. On ne peut pas toucher le système de thurnage sans prendre un maximum de précautions ! C’est ce qui a justifié une procédure aussi longue.

Les principales étapes de la conception ont été les suivantes :

  • Été 2020 : réflexions internes à la DG et préparation d’un cahier des charges.
  • À partir d’octobre : ouverture des discussions au-delà de la DG. Première formulation d’un projet séparant possibilité d’être logé et choix de la thurne, et dans lequel le nombre d’unités serait mis à jour chaque année pour tenir compte de la variation de la taille de l’internat, afin de garantir une certaine transparence.
  • 7 novembre : présentation à l’AG d’une première version de la réforme « UDG ». L’assemblée générale demande à la DG de continuer à travailler sur ce projet, ainsi que sur un autre projet de réforme dit « à quatre jokers ». La DG crée un groupe de travail sur la réforme du thurnage, chargé d’approfondir le projet des UDG en vue d’une éventuelle mise en œuvre dès le TG 2021.
  • Novembre — décembre : cycle de réflexions au sein du groupe de travail. Celui-ci cherche à explorer un maximum d’options possibles. Certains choix techniques importants (règle d’élaboration du classement de thurnabilité, par exemple) sont effectués à ce moment-là.
  • Janvier — février 2021 : rédaction, par le groupe de travail, de son rapport final. Celui-ci conclut à la possibilité et à la pertinence de mettre en place une telle réforme.
  • 4 mars 2021 : l’assemblée générale demande à la DG de poursuivre les réflexions sur le système UDG en vue d’un référendum, et d’abandonner le projet de réforme « à quatre jokers ».
  • 31 mars : l’AG institue le groupe de travail en délégation spéciale. La charte de la DS prévoit une mise en œuvre du projet au plus tôt au TG 2022.
  • Avril — mai : réunions publiques et réunions de travail internes à la DS pour donner des contours précis aux variantes envisagées et arbitrer certains points encore ouverts.
  • Jusque fin mai : réalisation, par la DS, de simulations informatiques destinées à éprouver la robustesse du système proposé.
  • Fin mai – début juin : organisation par la DS d’un thurnage blanc, destiné à tester le système en conditions réelles.
  • 9 juin : présentation de la version finale du projet de réforme, et élaboration des termes exacts du référendum. L’AG arbitre certaines options proposées.
  • 19 au 26 juin : référendum.

Qui y a-t-il derrière cette réforme ?

La réforme a été successivement portée par une dizaine de personnes : membres de la délégation générale 2020, du groupe de travail, puis de la délégation spéciale sous le contrôle de la DG 2021.

Actuellement, la DS est composée de six membres, aux profils variés :

  • Julie-Maï Paris, géosciences 2020
  • Mattéo Stientet, philosophie 2019
  • Sayah El Hajji, physique 2018
  • Nicolas Fabiano, mathématiques 2017
  • Juliette Luiselli, biologie 2017, ancienne dégé
  • Valentin Melot, DSS 2015, ancien dégé

Le groupe de travail a également associé :

  • Ryan Lahfa, informatique 2020
  • Julien Malka, informatique 2019
  • Louise Guérot, arts 2019
  • Charles Giroudot, mathématiques 2016
  • Sarah Krauss, DSA 2015

Qu’est-ce que la délégation spéciale ? À quoi sert-elle ?

La délégation spéciale pour la réforme du thurnage est une délégation spéciale, c’est-à-dire un organe créé pour appuyer la DG dans certaines de ses tâches. En l’occurrence, la DS a vocation à piloter et promouvoir le projet de réforme. Elle rend compte à la DG, qui a nommé ses membres.

Comment le contenu de la réforme a-t-il été écrit ?

La définition des contours de la réforme s’est faite en plusieurs phases.

  • Dans un premier temps, l’idée générale du projet et ses grands principes ont été discutés au sein d’un cercle constitué de la DG 2020 et d’anciens élus.
  • À la suite de la réunion de l’AG du 7 novembre 2020, le groupe de travail pour la réforme du thurnage a fixé le cœur du fonctionnement du système, tout en laissant ouvertes plusieurs variantes. Les comptes-rendus des travaux du groupe ont été rendus publics au fur et à mesure, et de nombreux échanges menés sur Merle ont permis de recueillir des suggestions et points de vue. La rédaction du rapport du groupe de travail a marqué une étape importante, puisque la plupart des éléments du cœur du fonctionnement du système ont alors été fixés.
  • Après les AG du 4 et du 31 mars 2021, la DS a conservé un mode de fonctionnement ouvert. Les travaux de la DS pour préciser la nature des variantes proposées ont été effectués au cours de réunions publiques, auxquelles quelques personnes n’appartenant pas à la DS ont pu participer.

Si le projet de réforme est adopté, la DS, sous le contrôle de la DG, finalisera un projet de nouveau règlement du thurnage qui sera porté à la connaissance des normaliens. Une réunion de l’assemblée générale permettra d’amender ce projet sans aller à l’encontre des termes du référendum, puis ce règlement sera définitivement adopté par l’AG.

On ne vient pas déjà de voter pour une réforme du thurnage ? Pourquoi n’avoir pas fait cela en même temps ?

En effet, un référendum précédent a eu lieu au mois d’avril. Il portait sur une question très différente, à savoir l’attribution d’un troisième joker aux étudiants et la suppression du joker de CST.

Deux votes différents ont été faits en raison des temporalités différentes et de la relative indépendance des questions posées. Une entrée en vigueur de la réforme des UDG dès 2021 apparaissait difficilement envisageable au vu de la profondeur des changements, alors que l’attribution d’un joker supplémentaire aux étudiants était une réforme qui pouvait être appliquée rapidement. En outre, il aurait été peu pertinent de ne pas proposer à la communauté normalienne d’aligner les statuts des élèves et des étudiants tout en gardant le système de thurnage par jokers.

Le référendum du 19 au 26 juin est donc complètement indépendant de celui organisé en avril.

J’ai entendu parler d’un thurnage blanc. À quoi sert-il, et comment consulter les résultats ?

Le thurnage blanc est un test dans des conditions réelles du système proposé. Des normaliens volontaires ont eu la possibilité de jouer le rôle d’une personne inscrite au thurnage général de 2020, qui a été reproduit pour l’occasion. Au total, 148 personnages ont été joués, ce qui a permis d’effectuer le thurnage « grandeur réduite » (internat réduit en proportion du nombre de participants).

Les résultats détaillés du thurnage blanc et l’interprétation qui en est faite sont présentés ici.

J’ai entendu parler de simulations informatiques. À quoi servent-elles ? Comment consulter les résultats ? Peut-on avoir confiance ?

Contrairement au thurnage blanc, les simulations informatiques ne sont pas parties d’une situation réelle. Elles avaient vocation à éprouver la robustesse du système dans des situations factices, générées automatiquement et donc en partie imprévisibles. Ici, 190 thurnages généraux correspondant à 190 situations annuelles différentes ont pu être réalisés. Ils ont tous été reproduits un grand nombre de fois pour étudier l’effet du hasard.

Les résultats et l’interprétation faite sont publiés ici.

Bien sûr, comme toute modélisation théorique, les simulations reposent sur des hypothèses sur le comportement des normaliens. Le code est susceptible de contenir des bugs, et l’interprétation faite peuvent être remis en cause. Cependant, le code est entièrement public et reproductible, de sorte que toute personne qui le souhaite peut émettre des critiques si cela lui paraît nécessaire.

À noter qu’au cours du processus d’élaboration de la réforme, plusieurs personnes ont annoncé avoir conçu des simulations qui prouveraient ses insuffisances, mais les résultats exacts et les codes sources n’ont jamais été portés à la connaissance de la DS.

Que se passera-t-il exactement après le référendum ?

Cela dépend de l’option qui l’emportera.

  • Si l’option R2 (« je m’oppose aux modifications proposées ») l’emporte, alors il ne se passera rien.
  • Si l’option R1 (ajout du bulletin d’informations) l’emporte, alors l’AG sera convoquée et devra ajouter un article au règlement du thurnage pour en tenir compte. L’obligation, pour la DG, de publier ce bulletin, sera applicable dès le thurnage général 2022. Le système dans son ensemble ne sera pas modifié.
  • Si l’une des options A1, A2, A3 ou A4 l’emporte, alors la réforme sera applicable au thurnage 2022. À compter de la rentrée de septembre 2021, c’est le nouveau système qui sera présenté aux conscrits, et des réunions d’information régulières seront organisées. Le règlement du thurnage devra être réécrit en profondeur. Ce travail sera effectué entre l’été et l’automne, et l’AG sera convoquée pour voter les termes exacts du nouveau règlement.

Updated on 14 June 2021

Contact et informations supplémentaires


Comment puis-je m’informer davantage sur le projet de réforme et sur le référendum ?

Vous pouvez consulter les divers documents référencés ici. Ils présentent l’évolution du projet au cours du temps, ainsi que de nombreux détails sur certains détails techniques du système et sur les raisons qui les motivent.

Vous pouvez aussi contacter la délégation spéciale, en privé ou — si vous souhaitez débattre — en public.

J’ai une autre question. À qui puis-je m’adresser pour avoir des réponses ?

Pour toute question, il est possible de s’adresser à la délégation spéciale pour la réforme du thurnage.

Ses membres répondent par mail à l’adresse indiquée dans la question suivante (pour des raisons de lutte antispam, vous devez être connecté·e pour y avoir accès).

Un canal sur le réseau Merle permet d’échanger publiquement.

Vous pouvez aussi passer par le compte Facebook de la DS.

Enfin, les membres de la DS tiendront des permanences en Cour aux Ernests pendant les jours précédent le référendum et durant la semaine du vote pour répondre à vos questions (horaires à venir).

Quelle est l’adresse mail de la délégation spéciale ?